Réjouissez vous téléspectateurs, ce soir, nous avons rendez vous avec la série qui concourt pour le titre de la plus inutile du paysage audiovisuel.
Dans la lignée de Urgences, et cartonnant sur le principe des séries médicales sur-plébiscitées telles que Scrubs ou Docteur House, Grey’s Anatomy, dont le nom est une référence au livre Gray’s Anatomy, écrit par John Gray, avec un clin d’oeil à l’identité de la protagoniste, la passionnante Mérédith Grey, nous plonge dans l’univers des blouses et des stéthoscopes, un univers de couloirs blancs et de termes incompréhensibles, où les patients sont avant tout prétextes à anecdote et à réflexion existentielle pour les internes, et autres personnages de la série.
Attention, révolution culturelle dès demain sur M6.
Alors que la chaîne devait définitivement arrêter la diffusion d’une des plus fameuses séries télévisées qui soit, les mobilisations de telespectateurs, internautes, et autres lecteurs de télé Star, avaient finalement eu gain de cause et remporté à grands coups de pétitions, courriers passionnés et autres chantages au suicide, l’espoir ouvert et permis de voir La petite Maison dans la Prairie, conservée pour de futures re-puissance 40-diffusions.
Parlons Sex And The City, en fait. Et bien quoi? La blogosphère étant ce qu’elle est, on s’abaisse vilement à de perfides tentatives de racolage. En plus, c’est Gazelle qui a commencé.
Je ne vais donc a priori pas jouer d’originalité en m’attardant sur l’un des principaux évènements cinématographiques actuels. Non, pas le festival de Cannes! Mais ce que les fashionistas et “séries-addicts” du monde entier (et des environs) attendent impatiemment depuis la dernière minute du dernier épisode de la dernière saison des tribulations de ces quatre filles sur lesquelles on a sans doute déjà tout dit! Vous noterez que cela ne m’empêche pas d’en parler ici et tout simplement de participer de l’engouement pour ces retrouvailles auxquelles Carrie Bradshaw, la chroniqueuse spécialiste ès sexe, fanatique de mode devant l’éternel, et ses trois copines, Miranda, Charlotte et Samantha, nous convient.
Attention donc, du pur exutoire, méli mélo de fantasque et de crue ou cruelle réalité, bientôt au cinéma!
Car c’est le 28 mai que nous avons rendez-vous avec celles dont les aventures ou mésaventures, c’est selon, affectives mais avant tout sexuelles, firent les belles heures de nos petits écrans.
Mais, bien au delà d’une vaste discussion de six saisons sur le sexe, ses us et coutumes, ses dérives, et au delà encore d’un permanent défilé de mode -parfois improbable- à la gloire de Sarah Jessica Parker, interprète de la protagoniste de l’histoire, SATC se fait également une pétillante illustration de l’amitié et de la camaraderie féminine. Riche en émotion et questions aussi concrètes que les difficultés financières qui n’ont pas épargné Carrie malgré son train de vie relativement aisé, la série a aussi su avec pudeur et finesse aborder le thème du deuil avec le décès de la maman de Miranda, pour exemple.
Et c’est en partie cet éventail de sensations et sentiments, ces passages du rire aux larmes assimilables à ce que l’on peut connaître dans ce qu’il est commun d’appeler la vraie vie et d’opposer à toutes ces fictions télévisées, que nous espérons retrouver dans la version ciné à venir. Il en va de même pour les répliques pertinentes et audacieuses de Samantha, les interrogations sur la vie, le couple, l’âge, le travail, les pratiques sexuelles, les divergences voire parfois oppositions d’opinions des protagonistes, personnages féminins hauts en couleurs, modernes, souvent délirants, par moments sérieux, le tout mâtiné ça et là de mode, d’une compilation de tenues incroyables, et sur fond d’évolution de celles qui commencèrent, il y a quelques années de cela, comme célibataires indépendantes.
Et oui, parce qu’il nous importe aussi de savoir ce qu’il advient de la relation entre Samantha, “nymphomane” assumée, qui ne s’attachait… qu’à sa liberté sexuelle et sentimentale, et Smith, le jeune comédien dont elle a lancé la carrière et qui a su lui faire découvrir d’autres horizons; de connaître le dénouement de la procédure d’adoption lancée par Charlotte et son mari; voir Miranda, femme super-active accro à New-York, évoluer à Brooklyn au sein d’une vie de famille.
Enfin, nombre d’entre nous trépignent d’impatience, après des années de visualisation d’errances sentimentalo-dramatiques ou cocasses, en se posant mille questions sur la tournure de l’histoire “Carrie – Big”.
Par ailleurs, semi suspens? Coup de publicité? Teasing affolant? Qui d’entre nous n’a pas vu les images, volées, officielles, sur papier glacé ou extraites de bande annonce, dévoilant la fameuse chroniqueuse du New York Star vêtue d’une imposante robe de mariée signée Vivienne Westwood? De quoi entretenir les plus palpitantes interrogations, jusqu’au 28 mai donc!
Avec bien sur, la crainte usuelle que la transformation d’une “œuvre” qui nous est chère ne soit en réalité, finalement pas à la hauteur de ces attentes et espérances, mais cela, seul un avenir à court terme nous le dira!
Quoi qu’il en soit, voici pour ravir nos mirettes et nous mettre l’eau à la bouche, quelques sympathiques images, un peu plus éloquentes et croustillantes que la Bande Annonce de base!
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